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Skikda : de la Rusicade
romaine à aujourd’hui
Avant d’être la - Ras Skikda - des
Arabes, elle a d’abord été la Rusicade des Romains, qui,
descendus de Cirta, ont créé la cité et en ont fait une localité
prospère. En 428 (calendrier grégorien), les vandales entamèrent
sa destruction avant de la raser complètement sous le règne de
leur dernier roi Gelimer. Le 10 avril 1838, les troupes
coloniales du général Négrier découvrent Rusicade, site sur
lequel le maréchal Valée fait construire un Fort qu’il baptise
"Fort de France", que le roi Louis Philippe 1er décide de
parrainer en lui donnant son
propre nom d’où l’appellation de
Philippeville portée par Skikda du temps de la colonisation.
Un relief très
riche
La commune de Skikda présente un
relief diversifié :
-
La zone des
montagnes : Elle domine l’ensemble du relief et couvre
le 1/3 de la surface de la commune. Une ossature composée d’un
ensemble de djebels, elle appartient au prolongement de la
chaîne numidique Constantinoise.
-
La zone des
vallées et oueds : la vallée du Saf Saf est la plus
importante de la commune avec celle de l’Oued Zéramna. Cette
zone présente environ la moitié de la surface de la commune.
-
Dunes et
sables : cette zone s’étend sur une largeur de 200 à
500m, elle se trouve entre la zone industrielle et Oued K’sob.
-
Les
falaises : sur une superficie de 64ha, cette zone
correspond au contact direct entre la mer et la montagne.
-
Les plages :
c’est une bande étroite de 20 à 150m avec une longueur de
10kms environ. Elle se trouve dans la partie Est entre le
nouveau port et l’embouchure de l’Oued K’sob.
Les problématiques
prioritaires
SKIKDA fait partie des communes qui
ont subi les conséquences de l’accroissement démographique et de
l'exode rural. Son étalement urbain l’a fait déborder de ses
limites vers les communes voisines. Ces dernières subissent
l’influence de celle-ci en fonction de leur disposition et de
leurs potentialités. Elles deviennent par voie de conséquence,
dépendantes de la ville de SKIKDA en matière d'emploi,
d'équipements et d'infrastructures
Les liens relationnels de SKIKDA et
ses agglomérations déséquilibrent le territoire. Ils posent des
problèmes et des difficultés suite au mouvement et à
l’insuffisance d’équipements liés à l’habitat, transport etc.
Pour régler cette crise, un vaste
programme d’habitat sous forme d’une urbanisation nouvelle en
site vierge, a été lancé. De ce fait une quantité importante de
terrains a été affectée essentiellement à l’habitat. Ces
affectations se sont faites en fonction de la demande et des
besoins ressentis sans stratégie de viabilisation et
indépendamment des capacités de réalisation.
Cette urbanisation excessive sous
forme de Z.H.U.N et de lotissements s’est accompagnée en
parallèle d’une urbanisation sous forme de lotissements
illicites et informels. .Ces opérations se sont réalisées au
centre et à la périphérie urbaine sur des sites vierges, souvent
sur des terrains accidentés. Ces extensions urbaines démesurées
ont eu des effets négatifs sur l’urbanisation des anciens
centres, cas de BOULKEROUA et BOUABAZ.
Ces opérations se sont implantées
en périphérie immédiate des centres urbains sur des terrains
pauvres ou à faible rendement agricole. Toutes ces opérations
sont sous équipées surtout des réseaux de VRD. Les frais de leur
viabilisation sont extrêmement élevés du fait de l’inexistence
de réseaux de branchements, de la nature de l'organisation et de
la topographie du terrain. Le manque d’intégration de ces
nouvelles extensions aux tissus urbains existants.
Cette forme d’urbanisation a
engendré en effet de véritables cités dortoirs dépourvues de
tous les équipements d’accompagnement et restent dépendantes des
centres urbains les plus proches.
Les potentialités
de la ville
Grand pôle industriel d'importance
internationale dominé par le complexe pétrochimique
Fonction portuaire triplement
importante (pêche, tourisme Hydrocarbures),
Les ressources peu
exploitées
Tourisme culturel, histoire,
vestiges romains. Tourisme Balnéaire des kilomètres de coté à
exploiter.
Un port à triple fonctions qui
tourne le dos à la ville et donne l’impression de fonctionner
sans elle.
Les problématiques sociales
Paradoxalement, malgré l’importance
du port, Skikda enregistre un taux de chômage très important,
les autorités avancent le chiffre de 27%. Ce chômage qui touche
une grande majorité de jeunes génère, évidemment, de nombreux
mots sociaux, la délinquance, le banditisme, l’économie
souterraine, etc.
Il est clair que certains quartiers
sont le terreau de ces problématiques, quartiers pauvres ou
isolés. Toute fois, les acteurs locaux sont unanimes pour dire
que ces phénomènes touchent toute la ville à des degrés plus ou
moins importants.
Périmètre de réflexion : La
Commune
Skikda, chef lieu de wilaya, en
plus de l’agglomération principale, aura des agglomérations
secondaires qu’il n’est pas possible d’ignorer. Son périmètre de
réflexion sera alors poly centre. Par ailleurs, Skikda aura un
périmètre qui rayonnera sur son territoire voisin dont certaines
communes sont totalement dépendantes de la ville centre. Skikda,
en plus de faire face aux habitants de son périmètre prend
souvent en charge d’autres espaces.

Structuration des périmètres de la Ville de Skikda
La commune de Skikda occupe une
situation assez centrale dans la partie Nord de la wilaya.
Périmètre d’intervention :
la ville et ses quartiers
A Skikda, les quartiers qui sont le
plus touchés par les problématiques étudiées sont les
bidonvilles mais aussi certaines ZHUNS isolées et sans aucun
équipements. Un zoom sera fait sur les quartiers suivants :

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