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Annaba : un pôle économique
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La Ville de Annaba, à l’instar des
villes algériennes a subit et continue de subir les retombées
d’une urbanisation rapide. Une croissance démographique
conjuguée avec les implantations de grosses unités industrielles
s’est traduit par une expansion spatiale incontrôlée.
Le développement socio économique a
hissé l’agglomération de Annaba au rang de Chef Lieu de Wilaya
mais surtout de métropole régionale.

C’est
une ville de transit et de carrefour, située sur un axe routier
très important (RN 44) menant vers la Tunisie à l’Est et
Constantine et Alger vers l’Ouest. Sa position lui donne ainsi
un caractère national et international dans les échanges
économiques renforcés par les activités du port et de
l’Aéroport, lesquels jouent un rôle très important dans les
relations économiques et touristiques.
La croissance urbaine de Annaba
continue d’être soulevée à chaque fois que l’on évoque la
maîtrise du processus d’urbanisation. Il est le résultat du
fonctionnement et de la dynamique de cet espace dans lequel se
trouve Annaba.
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La métropole, ne se limite pas à la
ville in situ mais englobe toutes les zones urbaines
environnantes. L’on assiste à une diffusion urbaine au détriment
des espaces agricoles.
Au lendemain de l’indépendance
l’exode rural a fait éclater la ville : apparition de
bidonvilles, cités de recasement (BOUHAMRA et SIDI SALEM). A coté de cela l’industrialisation
battait son plein avec d’énormes complexes (sidérurgie,
phosphate…).
Les zones de report représentaient
le principal support foncier pour Annaba, par exemple : EL BOUNI
qui à servi de réceptacle en accueillant des zones d’habitat
urbain nouvelles, ainsi que les centres secondaires de SIDI AMAR
et EL HADJAR.
.. et une grande Métropole

La Situation actuelle de cette aire
métropolitaine traduit une politique urbaine passive malgré
l’existence d’outils juridiques (PDAU et PAW). Elle présente une
incohérence caractérisée et ce dans tous les domaines, habitat,
transport, équipements…
Ce n’est qu’une juxtaposition
d’unités urbaines (quelque soit le type) sans aucune
organisation à l’échelle des quartiers, ni schéma de structure.
Les zones périphériques de
l’agglomération ainsi que les centres urbains satellites
continuent de dépendre directement du « centre ville ».
Les
actions entreprises dans le cadre de leur prise en charge en
matière d’amélioration
urbaine, du cadre bâti et des conditions de vie n’ont pas en
l’effet escompté.
Les dysfonctionnements existent
toujours entres les quartiers, malgré les tentatives opérées
telles que l’éradication de quelques bidonvilles. Le
déséquilibre en matière d’équipements de réseaux… a atteint un
seuil critique qu’il est urgent de réagir par une nouvelle
politique qui prendra comme principaux objectifs : la cohérence
urbaine, la fonctionnalité des entités urbaines, la maîtrise et
la gestion dans l’acte d’urbanisme. |