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Le schéma de cohérence urbaine (SCU) est un outil d’aménagement et de développement urbain, un
schéma de stratégie territoriale. Il doit, en conséquence :
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avoir une vision globale
(superposition d’échelles),
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proposer une conception
systémique (interaction de plusieurs thématiques spatiales
et sociales),
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s’inscrire dans le long terme
(projection 20 ans).
L’objectif étant de trouver comment
concilier tous ces aspects et comment aménager le territoire
urbain de manière plus juste et plus équitable en gardant la
cohérence et l’équilibre du système.
Cette cohérence doit mettre fin à :
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la sectorisation des politiques
de développement spatial et à leur éclatement.
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la rupture de l’espace urbain
et de l’espace rural
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la disjonction du plein et du
vide, de l’espace bâti et non bâti
-
la séparation des domaines
d’interventions, par exemple entre pratiques de vie de la
population (dimension socio-économique) et du cadre de vie,
(dimension de l’espace physique)).
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la dichotomie existante entre
les politiques et leurs transcriptions dans l’espace.
Elle doit aussi mettre fin aux
déséquilibres des villes : entre l’offre et la demande
d’équipements socio éducatifs, culturels et sportifs, de
services aux populations ; à la concentration des problèmes
(délinquance, violence, drogue) dans les quartiers en rupture
sociale ; à l’importance du chômage des jeunes ; à l’insalubrité
des logements, à la « mal vie » fondée sur le chômage, le sous
emploi, le défaut de services public à l’absence de politiques
de solidarité et de proximité.
Cette cohérence n’est possible que
dans une approche de développement durable, laquelle respecte le
triptyque des trois volets, économique, social et
environnemental, à partir d’une démarche systémique et globale.
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